Le Gabon renforce son dispositif de cybersécurité après l’enregistrement de plus de 900 000 alertes d’intrusion en 60 jours, dont certaines jugées très critiques, selon l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF). La situation a été examinée lundi 7 septembre lors d’une séance de travail présidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, avec plusieurs membres du gouvernement et les principaux acteurs du secteur numérique. Les discussions ont porté sur la gouvernance de la transformation numérique et le renforcement des moyens de prévention et de réponse aux cybermenaces. L’ANINF doit notamment élaborer des recommandations et un cahier des charges pour préciser les responsabilités et les mesures à mettre en œuvre afin de mieux protéger les systèmes d’information nationaux. Le pays dispose déjà d’un cadre juridique avec la loi n°027/2023 relative à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité. Toutefois, ses capacités opérationnelles restent limitées. Dans le Global Cybersecurity Index 2024, l’Union internationale des télécommunications classe le Gabon au niveau T4, « en évolution ». Le pays obtient 20/20 en matière juridique, mais seulement 0/20 pour les mesures techniques et 5,51/20 pour les mesures organisationnelles. Pour renforcer ses capacités, le Gabon peut également s’appuyer sur le data center national de Nkok, récemment mis en service, qui doit contribuer à améliorer l’hébergement et la gestion des données au niveau national. Navigation de l’article Fonds politiques: «Ni Sonko ni Diomaye ne sont plus crédibles pour mener ce combats» (Ameth Diallo)