Depuis quelques jours, des personnalités du monde culturel participent à une formation inédite au sein de l’Académie de police. Le jeudi 3 septembre 2026, ces professionnels de l’art ont mis le cap sur le centre de tirs de Badnogo pour une immersion militaire intensive, entre apprentissage théorique et mise en pratique.
Dès l’aube, les participants ont été accueillis sur le site pour une journée rythmée par des simulations et des exercices pratiques. Après des bases théoriques solides sur le maniement des armes, place a été faite aux tirs réels au pistolet automatique et à la kalachnikov.
La session a également été l’occasion de découvrir d’autres équipements de combat utilisés par les Forces de défense et de sécurité (FDS), permettant aux artistes et acteurs culturels de se familiariser avec le matériel des unités opérationnelles déployées sur le terrain.
Au-delà du maniement des armes, le programme a mis l’accent sur des compétences tactiques avancées, habituellement réservées aux professionnels de la sécurité. Les participants ont ainsi été initiés aux techniques de repérage et de déplacement en zone hostile — un apprentissage jugé crucial au regard du contexte sécuritaire actuel du pays.
Se retrouver sur un champ de tir n’a rien d’anodin pour des civils. Entre la découverte brutale de la détonation des armes, le dépassement de soi face à l’inconnu, et la prise de conscience des réalités vécues au quotidien par les forces de défense au front, cette journée d’immersion a profondément marqué les esprits — à l’image du témoignage de Marius Diessongo, journaliste culturel.


