À Galeya, secteur du district de Kagbéleyah, dans la sous-préfecture de Kolenté (préfecture de Kindia), des enfants suivent leurs cours sous un hangar de paille. Faute d’école en dur, les habitants ont lancé un appel aux autorités, aux ressortissants et aux entreprises. Ils réclament la construction d’un vrai bâtiment scolaire et l’affectation d’enseignants supplémentaires. L’initiative est née il y a environ trois ans. « Nous nous sommes mobilisés avec les sages de notre localité face à l’augmentation du nombre d’enfants ayant l’âge d’aller à l’école », a expliqué Youssouf Camara, natif de Galeya. Il a rappelé que l’école la plus proche était très éloignée du village. Les habitants avaient d’abord bâti un hangar de deux classes pour les élèves de première et deuxième année. Il s’est effondré. Ils en ont alors construit un second, prévu pour trois salles. Mais l’espace n’a pas été aménagé. « Comment diviser cet espace pour permettre aux élèves de suivre les cours dans de bonnes conditions ? », s’est interrogé Youssouf Camara. Deux écoles, l’une franco-arabe et l’autre française, y fonctionnent en effet ensemble. Le personnel manque aussi. Selon Youssouf Camara, seuls deux enseignants contractuels assurent les cours. Le directeur de l’école primaire franco-arabe, Aboubacar Camara, a décrit des conditions éprouvantes. « Nous sommes obligés de dispenser les cours à trois niveaux différents dans une même salle », a-t-il affirmé. Il a ajouté que cette organisation nuisait à la qualité de l’apprentissage. Le chef du secteur de Galeya Centre, Naby Sylla, a rappelé l’ancienneté de la localité. « Galeya est l’une des localités les plus anciennes de la zone de Gomba, dans la CR de Kolenté », a-t-il souligné. Selon lui, la communauté a obtenu un terrain grâce aux démarches menées auprès des sages. Le hangar y a été aménagé à titre provisoire. L’imam de Galeya, Karamoko Boubacar Soumah, a lui aussi plaidé pour une vraie école. Il a interpellé les autorités, les bonnes volontés et Elhadj Abdoul Wakil Alamaly Keïta. Il a aussi sollicité la société chinoise installée dans la zone, dont les installations sont accessibles par la route qui traverse la localité. D’après lui, la Direction préfectorale de l’éducation de Kindia soutient l’initiative. « Nous avons le terrain, nous avons la volonté et nous sommes prêts à accompagner toute initiative », a-t-il assuré. L’espace disponible pourrait accueillir une école primaire franco-arabe, un collège et un forage. Une école à Galeya profiterait aussi aux villages voisins. Selon les habitants, Fori Kolon, Bansiri Sosso, Bansiri Foula, Gnanaya, Somakha et Kondékhouré n’en ont pas non plus. Navigation de l’article Rentrée parlementaire au Bardo : serment d’un nouveau député et cap sur les réformes économiques