71 % des échantillons de médicaments analysés en zone CEMAC sont des produits falsifiés, selon un rapport inédit de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce document a été présenté à Vienne, en Autriche, lors de la 13e Conférence des Nations Unies contre la criminalité transfrontalière. Face à ce constat mortel, la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a lancé un appel officiel à une coopération internationale renforcée. Pour lutter contre ce fléau, elle a présenté une feuille de route stratégique pour la période 2026-2030. Ce plan d’action met l’accent sur le partage de renseignements, l’harmonisation des cadres juridiques nationaux et l’accentuation des contrôles aux points névralgiques des grands corridors commerciaux. Entre 2020 et 2025, plus de 251 tonnes de produits médicaux illicites ont été saisies dans l’espace communautaire. Les réseaux criminels organisés ont réussi à infiltrer les circuits d’approvisionnement réglementés et servent de source de financement à des groupes armés locaux. Une délégation de la Commission de la CEMAC a pris part à la rencontre. Elle était conduite par le Commissaire en charge du Marché commun, S.E.M. MBOGO Ngabo Seli, et comptait également M. Algadi Atim Oumar, Directeur de la criminalité transnationale au CCPAC, ainsi que M. Abdon Fortuné Ngoma, Chef de service de la libre circulation. Cette initiative conjointe visait à alerter la communauté internationale sur l’expansion d’un marché illicite qui met en péril la stabilité sanitaire de la région. Navigation de l’article Tchad : l’AILC passe à l’offensive pour récupérer l’argent de la corruption