Au Sénégal, les journées de dépistage gratuit organisées dans le cadre d’Octobre rose ont permis d’identifier 145 cas suspects ou lésions précancéreuses, tous immédiatement orientés vers une prise en charge adaptée, selon des informations rapportées par L’Observateur. Le bilan le plus important vient de Podor, dans le département de Ndioum, où 3 420 femmes ont été dépistées. À Touba, 400 femmes ont été examinées à l’hôpital Matlaboul Fawzayni. À Niomré, localité située à 10 km de Louga, plus de 300 femmes se sont présentées à la journée organisée sur place. À Niomré, les autorités sanitaires ont alerté sur un seuil critique atteint par ces pathologies. Elles évoluent souvent de manière silencieuse et ne se manifestent qu’à un stade avancé. Le dépistage précoce reste, selon elles, la seule arme efficace pour permettre une prise en charge adéquate. Le cancer du sein demeure le premier cancer chez la femme au Sénégal, avec environ 2 220 nouveaux cas et plus de 1 300 décès par an, d’après la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer. Le cancer du col de l’utérus reste également un enjeu majeur de santé publique. Le manque d’information et l’accès limité aux soins retardent encore trop souvent les diagnostics. Ces campagnes de sensibilisation sont ainsi jugées cruciales pour briser les tabous et sauver des vies. Navigation de l’article Gambie : 222 migrants interceptés, dont 180 Sénégalais